Margot Lambert © François Le Guen

Margot Lambert

Joueuse de badminton et étudiante en mécanique computationnelle

Ce serait le Graal d’être récompensée pour ces JO à la maison

La Mulhousienne Margot Lambert, 23 ans, a découvert le badminton lorsqu’elle vivait à Tahiti. Depuis, elle ne cesse de le pratiquer et enchaîne les bons résultats. Cette étudiante en master de mécanique computationnelle, qui se voit travailler plus tard dans l’aéronautique, a toutefois un rêve : se qualifier aux prochains Jeux Olympiques de Paris et décrocher une médaille.  

Comment est née votre passion pour le badminton ? 
Margot Lambert : 
Tout a commencé à Tahiti ! Mes parents qui sont professeurs d’EPS ont été mutés là-bas. Sur place, ils se sont mis à faire du badminton avec des amis et je les ai vite rejoints pour essayer. J’avais 8 ans. À Tahiti, je jouais plutôt en loisir, il n’y avait pas d’entraîneur dans le club dans lequel j’étais. Ce n’est que quatre ans plus tard, à mon retour en France, que j’ai commencé à pratiquer de façon plus sportive avec des entraînements réguliers. 
En parallèle, je faisais aussi du basket, mais ce n’était pas évident de combiner les deux. Il a fallu faire un choix et j’ai opté pour le badminton.

Quelles études faites-vous actuellement ? 
M.L. :
Je suis en master de Computational Mechanics (mécanique computationnelle) à Sorbonne Université. J’ai d’abord commencé avec une licence majeure mathématique et mineure mécanique, mais la partie mécanique me plaisait davantage. J’ai donc logiquement voulu m’orienter vers un master dans ce domaine.  Sauf qu’entre mécanique des fluides et mécanique du solide, mon cœur balançait. Par chance, j’ai pu trouver le master idéal qui allie les deux, et il est à Sorbonne Université ! Il me permet en plus de coller parfaitement à mon rythme de sportive de haut niveau.

Justement, comment conciliez-vous vos études et le sport de haut niveau (SHN) ? 
M.L. :
Grâce au dispositif SHN de Sorbonne Université, j’ai la chance de pouvoir faire toute ma formation à distance et de dédoubler mes années. En somme, une année d’études pour un étudiant « classique », c’est une demi-année pour moi. Je suis évaluée sur trois UE au total. Ce programme s’adapte bien à mon emploi du temps de sportive. 
Quand je suis en période d’entraînement par exemple, j’étudie à raison d’une heure-une heure et demie, le matin au réveil, puis en début d’après-midi après le déjeuner et enfin, le soir après dîner. Le reste du temps, je le consacre au badminton.  

Comment Sorbonne Université vous accompagne dans ce projet ?
M.L. : 
Sorbonne Université avec son dispositif « sportif de haut niveau » m’aide à mieux gérer le rythme de ma formation, me met des ressources à disposition, me permet de rattraper les examens auxquels je ne peux pas aller… En prime, cette année, j’ai la chance de bénéficier du programme de bourses Passeport pour les JO de la Fondation Sorbonne Université soutenu par Crédit Agricole d’Ile-de-France Mécénat
Cela m’aide financièrement et va me permettre de faire plus de compétitions et de stages à l’étranger en vue des JO de Paris.

D’ailleurs, que représentent les Jeux Olympiques de Paris pour vous ?
M.L. : 
C’est l’objectif ultime ! Ce serait le Graal d’être récompensée pour ces JO « à la maison ».

Comment vous y préparez-vous ?  
M.L. :
Avec beaucoup d’entraînement ! La Fédération française de badminton a récemment alloué plus de moyens et de ressources. Nous avons aussi des séances d’entraînements plus importantes. Tout est mis en place pour que l’on puisse performer au mieux durant cette année de qualification olympique.

Quels sont vos objectifs pour ces JO ?
M.L. : 
Déjà, c’est de pouvoir être qualifiée ! En double, seules seize paires le seront. Évidemment, si nous sommes qualifiées avec ma co-équipière, l’objectif sera de profiter un maximum, de prendre du plaisir, et pourquoi pas, d’aller chercher une médaille.

Avez-vous un objet porte-bonheur que vous apportez lors des compétitions ? 
M.L. : 
Je ne sais pas si on peut appeler ça un porte-bonheur, mais je porte constamment une bague que ma grand-mère m’a offerte pour mes 22 ans. 

Quel est votre souvenir le plus marquant lors d'une compétition ?
M.L. : 
En finale des championnats de France cette année, je jouais contre deux amies. L’une d’elle est mon ancienne partenaire et elle a été dernièrement diagnostiquée avec une maladie qui l’a contraint à arrêter le sport de haut niveau. C’était alors son dernier match. Il était très intense et après 1 h 20 de jeu, nous avons gagné. C’était un moment très émouvant pour nous toutes sur le terrain. Il restera à jamais graver dans nos mémoires. 


Photographie © François Le Guen

Palmarès notable

2023

  • Médaille d'argent - Championnats d'Europe par équipe mixte
  • Vice-championne d’Europe par équipe mixte 

2022

  • Médaille d’or - Welsh International Badminton Championships en double dames
  • Médaille d’or - Championnats de France en double dames

2020

  • Médaille d’or - Championnats de France en double dames
  • Médaille de bronze - Championnats d'Europe de badminton par équipe