Valérie Patrin-Leclère

Valérie Patrin-Leclère

Alumna 2000, enseignante-chercheuse et responsable du pôle Entreprendre au CELSA

J’aime ce que je fais, j’ai pu ajuster mon poste à mes propres compétences, l’université m’a permis d’être entreprenante et actrice d’innovation pédagogique.

Valérie Patrin-Leclère, docteure 2000 de Sorbonne Université et enseignante-chercheuse au GRIPIC est également responsable du pôle entreprendre du CELSA. Avec deux autres docteurs Sorbonne Université Julien Féré et Rafik Benrabbah, elle a été choisie par le Ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'espace, pour être ambassadrice du doctorat. 

Parcours doctoral et professionnel
Ma formation et ma vie professionnelle sont ancrées à Sorbonne Université. J’y suis entrée en 3ème année de licence, j’ai obtenu une maîtrise de lettres modernes, puis entrepris mon DEA au CELSA en 1993. J’y suis restée pour mon doctorat et j’ai soutenu une thèse sur l’incidence de la publicité sur les contenus et les formats de la presse, en 2000. Dans la foulée, j’ai obtenu un poste de maîtresse de conférences. J’enseigne les stratégies de communication et j’ai dirigé pendant 15 ans un département du CELSA dédié aux médias notamment numériques. J’ai piloté la création d’une dizaine de diplômes et de formations professionnalisantes. Actuellement, j’y enseigne toujours et j’y dirige le pôle Entreprendre, qui forme à l’entrepreneuriat et à l’intrapreneuriat. 

Vision du rôle d'ambassadrice en Ile-de-France
Mon objectif, avec cette mission d’ambassadrice, c’est de contribuer à donner aux futurs docteures et docteurs toutes les chances de choisir, de déterminer leur futur métier, de s’épanouir dans leur vie professionnelle. Je trouve important qu’elles et ils aient la possibilité de choisir leur carrière en toute liberté. Pour être libre, il faut connaître le champ des possibles, se projeter, se sentir capable, autorisé, légitime. Je crois important et utile de leur faire rencontrer des docteurs qui ont des carrières autres qu’académiques, de leur montrer qu’ils sauraient faire leur métier, qu’ils sauront le faire, que c’est possible s’ils en ont envie. Je souhaite aider les doctorants et doctorantes à prendre conscience de l’immense valeur de leurs savoirs et savoir-faire, au-delà de leur expertise spécifique sur leur sujet de thèse.  Mon objectif est de lutter contre les idées reçues, de favoriser la connaissance croisée, de ne pas opposer l’université et les entreprises. Je suis très engagée en faveur de l’enseignement public, du service public, et mon engagement tient au fait que c’est un choix déterminé. J’aime ce que je fais, j’ai pu ajuster mon poste à mes propres compétences, l’université m’a permis d’être entreprenante et actrice d’innovation pédagogique. J’entreprends à l’université, je travaille avec des entrepreneurs, avec des professionnels en entreprise. Je veux que les doctorantes et doctorants comprennent que les mondes ne sont pas étanches et qu’ils pourront, s’ils le souhaitent, déployer leurs savoirs en dehors des laboratoires de recherche.

Exemple d'action de promotion du doctorat réalisée
J’ai participé à la mise en place de plusieurs formations destinées aux doctorantes et aux doctorants, pour leur apprendre à entreprendre, à intraprendre, à se lancer dans le conseil. En 2025, nous avons créé avec le collège doctoral de Sorbonne Université le programme « conseil en innovation » que nous allons déployer l’année prochaine. Les doctorants apprennent à mener une mission de conseil pour un commanditaire. Nous les accompagnons, pour leur donner confiance, les aider à ajuster leurs savoirs et savoir-faire, leur montrer qu’ils sont parfaitement capables d’exercer des missions valorisées dans le secteur socio-économique. Et c’est un bonheur sans cesse renouvelé de travailler à leurs côtés, car ils sont doués. Les doctorants et les jeunes docteurs avec lesquels j’ai la chance de travailler sont évidemment de très bons chercheurs mais aussi des entrepreneurs, des intrapreneurs, des consultants exceptionnels, dont les productions vont à chaque fois très au-delà de ce que je pouvais attendre. Ma conviction, c’est qu’il faut les aider à prendre la mesure de leurs immenses capacités. C’est ainsi que le doctorat sera valorisé à sa juste mesure en France : quand les professionnels, en dehors de l’université, constateront que les docteurs sont pleins de ressources, qu’ils sont talentueux. C’est pour moi une évidence, il faut « juste » œuvrer pour contribuer à la révéler.

Valérie Patrin-Leclère, ambassadrice du doctorat 2026 en Ile-de-France

Autres portraits à découvrir

Julien Féré

Docteur 2013 et partner chez Onepoint

Ce qui me réjouis, c’est de rendre possible l’incarnation concrète d’idées dans la réalité.

Rafik Benrabbah

Docteur 2015, expert au cabinet EQUAD et animateur du club des docteurs alumni

Dans mon activité, j'ai l’opportunité d’intervenir sur des dossiers à forte valeur ajoutée technique et à forts enjeux financiers, tant en France qu’à l’international. La rigueur scientifique reste essentielle.