3 JUIL 2019

Âgée de 38 ans, Noémi Lévy, alumna de la faculté des Lettres de Sorbonne Université, est titulaire d’un master d'histoire et docteure en études ottomanes de l'EHESS*. Il lui est reproché d'avoir signé en 2016, avec plus de 2000 d’autres universitaires, un manifeste pour la paix en faveur des Kurdes. Pour cette raison, elle a été limogée en 2017 de son poste à l'université du Bosphore où elle enseignait depuis dix ans. Elle a été condamnée le 13 juin dernier à la prison ferme pour « propagande terroriste », en vertu de l’article 7-2 du code pénal turc. Noémi Lévy a fait appel depuis Londres où elle réside et enseigne aujourd’hui à la London School of Economics.

Pour Sorbonne Université, cette condamnation à 30 mois de prison pour avoir signé la pétition des « Universitaires pour la paix » dénonçant la violente répression frappant les civils kurdes est une atteinte grave et totalement injustifiée à la liberté de critique et d’expression démocratiques. L’EUA** et la LERU*** - dont Sorbonne Université est membre - ont dénoncé fermement des atteintes similaires aux libertés survenues ces derniers temps en Turquie, au Brésil, comme dans certains pays Européens.

La liberté académique, la diversité et l’ouverture sont des valeurs fondatrices de Sorbonne Université. Profondément humanistes, Sorbonne Université et l’ensemble de sa communauté s’élèvent avec la plus grande fermeté contre cette condamnation et apporte son soutien plein et entier à Noémi Lévy.

 

*EHESS Ecole des hautes études en sciences sociales

**EUA Council for Doctoral Education de l’European University Association (EUA). Jean Chambaz, président de Sorbonne Université est membre du board de l’EUA depuis 2015.  

***LERU Ligue européenne des universités de recherche intensive, présidée par Jean Chambaz depuis 2018.