28 FÉVR. 2019

Le Pacte Finance-Climat a été rendu public mardi 19 février à Sorbonne Université, lors d’un événement introduit par le président de l’université Jean Chambaz sur la scène de l’auditorium comble du campus Pierre et Marie Curie.

Finance Climat
Audrey Pulvar, Jean Jouzel, Hervé Le Treut et Robert Vautard © Sorbonne Université - Pierre Kitmacher

Devant un parterre de personnalités, dont les anciens ministres des Affaires étrangères Laurent Fabius et Alain Juppé, le président s’est dit « stimulé par ses étudiants et l’engagement de ses enseignants et chercheurs dans les sujets relatifs au climat et au développement durable » et a souligné qu’une fois encore, Sorbonne Université a tenu à soutenir un moment phare de mobilisation pour le climat. 

Il y a quatre ans déjà, en amont de la COP21, Sorbonne Université et l’Unesco accueillaient la conférence des scientifiques s’appuyant sur les travaux du Giec.                             

Le lancement du Pacte Finance-Climat a été l’occasion pour Sorbonne Université d’affirmer son engagement à réduire son impact environnemental et énergétique en impliquant l’ensemble de sa communauté, et tout particulièrement ses étudiants. 

Lors de l’événement organisé par le climatologue Jean Jouzel et l'économiste Pierre Larrouturou, et animé par Audrey Pulvar, des dizaines de personnalités se sont succédées pour défendre un traité proposé à la Commission européenne. Ce projet de défense de l’environnement propose de mettre la finance au service de la Terre et prévoit la création d’une banque européenne du climat et de la biodiversité, ainsi que la constitution d’un fonds spécifique pour favoriser la transition vers une économie à forte efficacité énergétique et faible en carbone. 

Parmi les intervenants, le climatologue Jean Jouzel, prix Nobel de la paix en tant qu’ancien vice-président du groupe scientifique du Giec et directeur de l’institut Pierre-Simon-Laplace (IPSL) [1] de 2001 à 2008, a rappelé l’importance d’agir aujourd’hui. Les climatologues Hervé Le Treut et Robert Vautard, actuel et futur directeurs de l’institut Pierre-Simon-Laplace, se sont également exprimés sur la scène de l’auditorium en insistant sur le rôle crucial de l’éducation et de la recherche.

En effet, en tant qu’université de recherche intensive, Sorbonne Université met en place des programmes de recherche spécialisés et transdisciplinaires pour répondre aux grands enjeux de la transition environnementale. Ainsi, l’institut de la transition environnementale de Sorbonne Université (SU-ITE) rassemble 54 laboratoires pluri-disciplinaires et travaille sur trois axes scientifiques interdépendants répondant aux demandes de la société : maîtriser les conséquences du changement climatique, créer les conditions d’un usage responsable des ressources et des énergies et, enfin, gouverner la biodiversité et s’inspirer de la nature. L’institut est impliqué dans une quarantaine de formations de licence, diplômes d’ingénieurs et masters.

D’autre part, Sorbonne Université porte pour un ensemble des partenaires franciliens l’école universitaire de recherche (EUR) Climate Graduate School, dont l’objectif est de fournir une formation par la recherche, visible et attractive au niveau national et international, sur les questions liées au système climatique, aux changements climatiques et à leurs impacts sociétaux. 

 

[1] L’IPSL est une fédération de recherche dont Sorbonne Université est une des tutelles.