26 JUN 2019

Chaque année, les étudiants de la faculté de Médecine de Sorbonne Université font découvrir le monde hospitalier aux plus petits dans le cadre de l’Hôpital des nounours, une action de santé publique mise en place par l’association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF). Une quinzaine de classes de moyenne et grande section de maternelle y participent et s’immergent dans le monde de la santé de façon ludique et pédagogique. Pénélope Bouvet, étudiante en troisième année de médecine à Sorbonne Université, est chargée de mission sur le projet.

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« Dans un premier temps, nous allons à la rencontre des enfants dans leur classe par petits groupes de deux ou trois étudiants » explique-t-elle. Là, ils les invitent à parler de leur vision de l’hôpital et des filières médicales, et à livrer pour certains leurs expériences avec le monde médical. Après cette première prise de température, les futurs médecins présente l’Hôpital des Nounours. Ce dispositif mené par des étudiants bénévoles permet aux petits de vivre tout un parcours de soins dans le rôle d’accompagnateur aux côtés de leur peluche, qui joue le rôle du malade.

« On leur propose en classe une liste de maladies assez basiques, et les enfants en choisissent une qu’ils attribuent à leur nounours ».

Quelques jours plus tard, les classes sont invitées à passer toute une après-midi dans un hôpital créé spécialement pour elles dans les locaux de la faculté de Médecine de Sorbonne Université. Une centaine d’étudiants sont mobilisés pour accueillir les écoliers. « On installe des faux stands de consultations, d’infirmerie, de kinésithérapie, de radiologie, et même de chirurgie » détaille la chargée de mission. Les enfants déambulent d’atelier en atelier pour faire soigner leur petit compagnon : le médecin pèse, mesure le nounours et écoute son cœur, les infirmiers lui font vaccins et prise de sang, le kinésithérapeute examine sa mobilité... Parmi toute une batterie de soins, les peluches ont même droit à radios et IRM sur des machines cartonnées fabriquées par les étudiants.

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Deux semaines après cette après-midi d’immersion, les étudiants retrouvent les maternelles dans leur classe, pour prendre des nouvelles de la santé de leurs peluches et évaluer ce que les enfants ont compris. Pour beaucoup, l’expérience leur aura permis de surmonter leur peur de la blouse blanche. Du côté des étudiants, cela les aura obligés à vulgariser leurs propos pour s’adapter à un très jeune public. « C’est une bonne manière de nous entrainer à être pédagogue et à développer notre capacité d’écoute » conclue la jeune étudiante.

Sur le plan national, l’Hôpital des Nounours a lieu dans les 38 facultés de médecine françaises, et reçoit plus de 10 000 enfants chaque année.