15 FEB 2019
Kit Armstrong
Kit Armstrong © Sorbonne Université - Pierre Kitmacher

Dans le cadre prestigieux du Grand Amphithéâtre de la Sorbonne, ce jeune pianiste et compositeur diplômé d’un master de mathématiques à Sorbonne Université a partagé, le temps d’une rencontre avec trois chercheurs issus de laboratoires du Collegium Musicae 1, sa vision de la musique.

Des partitions aux équations, Brigitte d’Andréa-Novel, Théodora Psychoyou et Jean-Pierre Bartoli, accompagnés de Kit Armstrong, ont mis au diapason les deux visages artistique et scientifique de la musique depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours.

« D’abord enseignée à l’université comme une science, la musique est au fil des siècles devenue, pour Jean-Pierre Bartoli, un domaine des lettres s’appuyant sur l’art du discours et de la rhétorique ». Depuis les rapports n’ont cessé d’évoluer.

Aujourd’hui, grâce à l’intelligence artificielle et les techniques d’apprentissage automatiques, les sciences participent directement à la construction d’esthétiques musicales nouvelles. Selon Brigitte d’Andréa-Novel, de nombreux compositeurs actuels se servent de ces techniques pour co-composer et co-improviser avec la machine ou produire des sons encore inouïs.

Mais si l’ordinateur permet d’explorer d’infinies possibilités, une question demeure pour Kit Armstrong : la science réussira-t-elle un jour à modéliser la personnalité d’un compositeur ?

Du haut de ses 26 ans, ce virtuose précoce doué d’une remarquable intelligence musicale aura ponctué la discussion par des passages de Mozart, Bach ou Haydn devant un public captivé.


[1] Pôle interdisciplinaire d’excellence dans le domaine de la musique, cet institut de Sorbonne Université, fédère dix structures de recherche et de formation de premier plan et internationalement reconnues dans des domaines d’une grande diversité : musicologie, acoustique, technologies du son, biomécanique du geste, conservation patrimoniale et pratique musicale