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La Fondation Sorbonne Université et la Fondation BNP Paribas s'engagent ensemble pour la recherche sur l'Arctique

La Fondation BNP Paribas apporte son soutien au projet MICRO-ARCTIC porté par Pierre Galand. Objectif : mieux comprendre le rôle des micro-organismes arctiques face au changement climatique afin d'améliorer les modèles climatiques et la préservation des écosystèmes polaires.

La Fondation Sorbonne Université se réjouit du soutien accordé par la Fondation BNP Paribas au projet MICRO-ARCTIC (Microbial life in a changing Arctic Ocean), porté par Pierre Galand, chercheur au Laboratoire d'Écogéochimie des Environnements Benthiques (LECOB - CNRS/Sorbonne Université) de l'Observatoire Océanologique de Banyuls-sur-Mer.

Ce projet ambitionne de mieux comprendre le rôle des micro-organismes dans l'océan Arctique face à l'accélération du changement climatique. Coordonné par LECOB, il réunit un consortium de partenaires français et européens, parmi lesquels le Laboratoire Atmosphères, Observations Spatiales (LATMOS), l'Institut des Sciences de la Mer (ICM-CSIC), l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et le Genoscope.

Comprendre un acteur invisible mais essentiel du climat

L'Arctique est l'une des régions du globe où le réchauffement est le plus rapide, avec une hausse des températures près de quatre fois supérieure à la moyenne mondiale. La fonte accélérée de la banquise transforme profondément les écosystèmes polaires et pourrait conduire à la disparition de la banquise estivale d'ici quelques décennies.

Au cœur de ces bouleversements se trouvent des acteurs encore largement méconnus : les micro-organismes. Présents dans l'océan, la banquise et l'atmosphère, ils jouent un rôle essentiel dans les grands cycles biogéochimiques, notamment celui du carbone. Ils participent au fonctionnement des écosystèmes marins et pourraient également influencer la formation des nuages, avec des conséquences directes sur le climat.

Pourtant, leur diversité, leur fonctionnement et leur capacité d'adaptation restent encore mal connus, notamment durant l'hiver polaire et dans l'océan Arctique central. Ce manque de connaissances limite aujourd'hui notre capacité à anticiper les effets du changement climatique et à améliorer les modèles du système Terre.

Une mission scientifique au cœur de la banquise

Pour répondre à ces défis, le projet MICRO-ARCTIC s'appuie sur la Tara Polar Station, une nouvelle station scientifique dérivante conçue par la Fondation Tara Océan. Sa première expédition, Tara Polaris I, permettra de réaliser dès septembre 2026 des observations continues pendant une année complète au cœur de la banquise arctique, y compris durant la nuit polaire, une période encore très peu étudiée.

Les chercheurs suivront l'évolution des communautés microbiennes dans l'océan, la glace de mer et l'atmosphère afin de comprendre comment elles s'adaptent aux transformations rapides de leur environnement et quelles conséquences ces évolutions peuvent avoir sur le climat.

Des connaissances au service du climat et de la biodiversité

Les résultats de MICRO-ARCTIC contribueront à améliorer les modèles climatiques en intégrant le rôle encore méconnu des microorganismes dans le fonctionnement de l'océan Arctique. Ils viendront également renforcer les connaissances scientifiques nécessaires à la préservation des écosystèmes polaires et à l'élaboration des politiques internationales de conservation de l'Arctique.

En soutenant MICRO-ARCTIC, la Fondation BNP Paribas réaffirme son engagement en faveur de la recherche sur le climat et la biodiversité. Ce partenariat témoigne également de la capacité de la Fondation Sorbonne Université à mobiliser des partenaires engagés aux côtés de ses chercheurs pour faire progresser les connaissances sur les grands enjeux environnementaux de notre temps.