European Student Assembly 2026
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European Student Assembly 2026

Une immersion aux côtés du doctorant Arsen Cenaj pour comprendre comment les étudiantes et étudiants se mobilisent pour relever les défis de demain à l’échelle de l’Europe.

Depuis 2021, le projet « European Student Assembly » (ESA – Assemblée européenne des étudiants et étudiantes) d’EUC Voices Erasmus+ fédère des centaines d'étudiantes et étudiants des alliances universitaires européennes. Ensemble, ils examinent des thèmes essentiels allant de la santé mentale à l'intelligence artificielle, en passant par le logement et l'engagement démocratique, et formulent des propositions concrètes qui ont pour objectif d’être débattues par des députés européens et des représentants de la Commission européenne.

Une délégation d’étudiantes et d’étudiants de l’alliance européenne 4EU+, dont Sorbonne Université est membre, a participé à l’édition de l’évènement en 2026, qui s’est déroulé du 20 au 22 avril au Parlement européen à Strasbourg.

Arsen Cenaj, doctorant en première année de thèse à Sorbonne Université, a été sélectionné pour l'édition de cette année. Découvrez son parcours, dans lequel il revient sur les expériences marquantes qui ont façonné son engagement.
 

Qu'est-ce que l'Assemblée européenne des étudiants et pourquoi avez-vous décidé d'y participer ?

Arsen Cenaj : L'Assemblée européenne des étudiants (ESA) est un projet annuel qui rassemble environ 250 étudiantes et étudiants issus d'alliances universitaires européennes afin de formuler des recommandations concrètes à l'intention des acteurs.  

J'ai été sélectionné pour participer à un groupe sur le thème « Éduquer sans frontières », où nous avons abordé la question cruciale de savoir comment l'Union européenne peut soutenir au mieux les universités dans le développement de l'interdisciplinarité.

Dans le cadre de ma thèse, j'étudie l'impact de la mobilité (virtuelle et hybride) sur la formation initiale des enseignants dans une perspective européenne. L’ESA m’a offert l’opportunité de travailler sur ces questions au-delà d’un cadre purement académique, me permettant de m’y consacrer dans un environnement très diversifié.

Quel a été pour vous le moment fort de l'ESA ?

AC : On pourrait s’attendre à ce que je parle des débats, de la rédaction des recommandations ou du vote final, qui sont des expériences mémorables. Toutefois, le moment le plus marquant a été un instant informel. Le deuxième soir, après le dîner, nous étions une quinzaine d’étudiantes et d’étudiants devant l’hôtel où nous avons échangé sur les tables rondes, nos recommandations et ce que nous voulions défendre le lendemain. Nous aurions pu parler d’autre chose ; nous étions libres, la journée était finie. Pourtant, personne ne voulait passer à autre chose !

J’ai ressenti un véritable sentiment de fierté. Pas une fierté personnelle, mais une fierté collective. Ces personnes étaient là, à onze heures du soir, animées par la conviction de poursuivre leur travail. Pour moi, c’est ça, l’essence même de l’ESA.

Quels ont été les principaux défis pour parvenir à un consensus au sein d'un groupe aussi diversifié et international, et comment ont-ils été surmontés ?

AC : Le défi majeur résidait dans le fait que, bien que nous utilisions un vocabulaire partagé tel que « université européenne », « interdisciplinarité » ou « mobilité », la signification de ces termes variait considérablement selon les contextes nationaux et les systèmes universitaires. Ce que l'un considérait comme une évidence n'existait tout simplement pas dans le système d'un autre.

Il a fallu apprendre à ne pas présupposer, à expliciter, à retraduire. C'est inconfortable, mais c'est aussi ce qui rend le travail honnête : on cesse de légiférer pour un modèle idéalisé et on commence à travailler sur des réalités concrètes et plurielles.

Que diriez-vous aux étudiantes et étudiants de Sorbonne Université et des universités membres de l’Alliance européenne 4EU+ qui souhaiteraient postuler pour participer à l’ESA ?  

AC : Quand je suis rentré de Strasbourg, j'ai mis mon badge ESA à côté de mes médailles de course à pied. J’éprouvais la même sensation qu’après un marathon. Parce qu'un marathon, ce n'est pas seulement le jour J, c'est aussi tous les mois de préparation en amont. L'ESA c'est pareil : ce n'est pas juste trois jours à Strasbourg. L'aventure commence en octobre avec la candidature, puis en janvier avec les formations et les réunions presque chaque semaine. Il faut être motivé pour tenir sur la durée, mais ça vaut largement le coup.

Et peu importe votre objectif de départ, vous en ressortirez avec quelque chose d'important. Pour ma part, ce n'était pas la dimension politique qui me motivait en premier lieu, mais le fait de travailler avec des étudiantes et étudiants d'horizons très divers.

Mon conseil à celles et ceux qui souhaiteraient postuler : réfléchissez, prenez le temps pour considérer l’opportunité. Vous verrez sans doute que cela en vaut la peine !

👉 Pour plus d’informations sur l'European Student Assembly, cliquez ici.

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L'Alliance européenne 4EU+

L’Alliance européenne 4EU+ réunit huit universités de recherche de premier plan : Université Charles de Prague (République tchèque), Université de Copenhague (Danemark), Université de Genève (Suisse), Université de Heidelberg (Allemagne), Université de Milan (Italie), Paris-Panthéon-Assas, Sorbonne Université et Université de Varsovie (Pologne). 

Une vision commune : créer une université européenne de recherche intensive. Ensemble, elles s’efforcent de construire un modèle novateur d'université européenne qui favorise la coopération en matière de formation, de recherche, d'innovation et de dissémination.

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