3 OCT 2018

Sébastien Payan étudie la composition de l’atmosphère. Un thème de recherche aux applications multiples, notamment pour appréhender le réchauffement climatique et ses conséquences. Le chercheur au laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales (Latmos : Sorbonne Université/CNRS/Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines/institut Pierre Simon Laplace) et professeur à Sorbonne Université décline ses travaux en quatre axes principaux.

Mesurer la composition de l’atmosphère depuis l’espace.

Sébastien Payan mène, en partenariat notamment avec le CNES et l’agence spatiale japonaise, des mesures de la composition atmosphérique depuis l’espace. Cette télédétection rendue possible grâce aux satellites est l’un des outils essentiels pour comprendre certains phénomènes, dont les phénomènes complexes induisant le réchauffement climatique.

Les effets des phénomènes transitoires lumineux sur la composition de l’atmosphère.

Les phénomènes transitoires lumineux sont des éclairs qui se produisent entre le sommet des nuages et la haute atmosphère. C’est-à-dire de 10 à 80 km d’altitude. Ils ont été découverts dans les années 1990. Plus ils sont étudiés, plus il apparait qu’ils sont nombreux.  Ils peuvent donc avoir un impact sur la composition de l’atmosphère, notamment au niveau de la couche d’ozone. Pour mener à bien ses observations, Sebastien Payan développe de nouvelles méthodes d’observation sous ballon, afin de faire des relevés précis à 40 km d’altitude, et ce en lien avec la mission spatiale TARANIS dont le lancement est prévu l’année prochaine.

Mesurer les différentes espèces de gaz dans les panaches volcaniques.

Objectif : imager en temps réel les émissions des volcans. En mesurant la concentration d’un certain nombre de gaz, et notamment le dioxyde de souffre, il serait possible de mieux prévoir les éruptions volcaniques à venir.

La science participative.

Sébastien Payan participe au développement d’un observatoire participatif à Sorbonne Université. A terme, le but est de co-développer et mettre en œuvre un capteur par des citoyens (observateurs participatifs). Dans un premier temps, au-delà de la donnée collectée, la méthode et le protocole de la science participative vont soulever des questions intéressantes : comment juger de la qualité d’une donnée mesurée par quelqu’un de non-spécialiste ? Quel retour d’information donne-t-on à une personne qui accepte de jouer le jeu ? Comment  traiter une telle masse de données (big data) ?