3 OCT 2018

L’hôpital Saint-Antoine fait partie de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) et est le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de la région Ile-de-France. 3700 personnels y travaillent chaque jour et aident à assurer des missions de soins, d’enseignement, de recherche, de prévention, d’éducation à la santé et d’aide médicale urgente.

En pénétrant dans l’hôpital Saint-Antoine, nous entrons dans l’enceinte de l’ancienne abbaye Saint-Antoine, dont l’origine remonte au XIIIe siècle. En 1204, Eudes de Sully érige cet ancien ermitage destiné aux femmes de mauvaise vie repenties en abbaye Saint-Antoine des Champs, et Louis IX (Saint-Louis) décide d’en faire une abbaye royale destinée aux religieuses. Elle sera consacrée en 1233.

L’hôpital Saint-Antoine voit le jour en 1795, sur les terres de l’abbaye Saint-Antoine. Les deux ailes symétriques aux extrémités du pavillon de l’Horloge sont ajoutées à cette époque par l’architecte Nicolas-Marie Clavareau, chargé d’agrandir l’hôpital. L’entrée située rue du faubourg Saint-Antoine, date elle de 1905. Son auteur, François Renaud, s’inspire du pavillon de l’Horloge.

L’hôpital et son quartier sont alors de véritables témoins de l’Histoire. Longeant l’hôpital, le faubourg Saint-Antoine est à la fois le berceau de la révolution (plusieurs émeutes y éclatent en 1789) et celui de l’innovation. Les frères Montgolfier ont en effet décollé à deux pas du futur bâtiment. Les locaux universitaires de la faculté ont également accueilli Georges Perec, qui a rédigé plusieurs de ses livres sur place.

L’hôpital ne cesse de se développer tout au long du XIXe siècle, avec la création de nouveaux services hospitaliers et l'accroissement de ses capacités d'hébergement.

Le CHU Saint-Antoine devient en 2005 la faculté de Médecine de Sorbonne Université après la fusion avec l’hôpital de la Pitié Salpêtrière. Les missions de soins, d’enseignement et de recherche s’harmonisent alors, pour s’inscrire dans une dimension publique.