21 NOV. 2018

À chaque session, quatre experts de disciplines variées se succèderont sur scène pendant 1h30 pour diffuser leur savoir et partager leurs idées sur le monde de demain :

Alexandre Guilbaud

Alexandre Guilbaud
Alexandre Guilbaud © Pierre Kitmacher/Sorbonne Université

Maître de conférences en mathématiques à Sorbonne Université, Alexandre Guilbaud est membre du projet « Histoire des sciences mathématiques » de l'Institut de mathématiques de Jussieu - Paris Rive Gauche (Sorbonne Université, CNRS, Université Paris Diderot). Après un parcours en mathématiques appliquées à l’École Centrale de Lyon, il réalise un diplôme d’études approfondies sur la construction des savoirs scientifiques puis une thèse en histoire des mathématiques sur l’œuvre tardive de D’Alembert.

Il rejoint, en 2005, le groupe d’édition des Œuvres complètes de D'Alembert où il rencontre Irène Passeron, Marie Leca-Tsiomis et Alain Cernuschi avec qui il développe puis coordonne, à partir de 2011, le projet d'Édition Numérique Collaborative et Critique de l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert (ENCCRE).

Librement accessible depuis le 19 octobre 2017, l’ENCCRE veut faire revivre cette œuvre majeure du siècle des Lumières. Grâce à son interface numérique, les lecteurs peuvent naviguer de façon intuitive dans l’Encyclopédie, à partir d’un exemplaire original conservé à la Bibliothèque Mazarine et numérisé pour l’occasion. Ils parcourent les multiples réseaux de circulation qui la sillonnent, effectuer des recherches dans ses 28 volumes, ses 74 000 articles et 2 579 planches.

L’ENCCRE est une édition dynamique, envisagée sur le long terme, où les compétences d’une équipe internationale de plus de 130 chercheurs, ingénieurs, étudiants et bénévoles, se croisent et se conjuguent pour mettre à disposition de tous les connaissances actuelles sur l’Encyclopédie et les enrichir progressivement. 

Santiago Aragon

Santiago Aragon
Santiago Aragon © Laurent Ardhuin/Sorbonne Université

Après un doctorat à Séville et un post-doctorat à Copenhague en biologie animale, Santiago Aragon rejoint Sorbonne Université (ex UPMC) en tant qu’enseignant-chercheur en 1998. Il oriente alors ses recherches vers l’histoire des sciences et obtient un DEA dans ce domaine. En parallèle de projets internationaux qu’il mène sur l’histoire du matériel pédagogique scientifique, il s’intéresse à la collection zoologique héritée de la Sorbonne et dont la valeur patrimoniale, quoique connue, restait à exploiter. 

Bientôt considéré comme le gardien de cette collection, il développe, avec l’aide d’étudiants, des actions de valorisation (expositions, visites, inventaire, articles…). Il redynamise ce patrimoine dont l’intérêt repose avant tout sur l’aspect pédagogique de ces milliers d’objets, animaux et pièces anatomiques, sélectionnés pour servir de supports à l’enseignement des sciences. 

Seule collection zoologique universitaire de ce genre encore ouverte à Paris, elle accueille chaque année plus d’un millier d’étudiants lors de travaux dirigés et de visiteurs extérieurs à l’occasion de la fête de la Science ou des journées du patrimoine. 

Le prochain aménagement de la salle muséale qui sera consacrée à cet héritage patrimonial au sein de l’université sera l’occasion, pour Santiago Aragon, d’établir une nouvelle dynamique de fonctionnement. Il espère ainsi pouvoir ouvrir plus largement au public cette collection zoologique dont l’intérêt dépasse les frontières de la biologie.

> Voir la vidéo Santiago Aragon & la collection de zoologie de Sorbonne Université 

Stavros Lazaris

Stavros Lazaris
Stavros Lazaris © Pierre Kitmacher/Sorbonne Université

Après des études classiques à Athènes, Stavros Lazaris intègre l’EPHE et l’EHESS où il étudie l’histoire et la philologie byzantines. Durant sa thèse, il oriente ses recherches sur les rapports qu’entretiennent texte et image dans les manuscrits byzantins médiévaux consacrés à la médecine vétérinaire. Il réalise un post-doctorat sur cette thématique en Suisse avant d’intégrer le CNRS à Strasbourg.

En 2015, il rejoint le laboratoire Orient et Méditerranée de Sorbonne Université et poursuit entre autres son travail sur la place et les fonctions de l’illustration médiévale dans la transmission du savoir scientifique. A travers ses recherches, il a démontré que les images des écrits scientifiques ne servaient pas seulement à éclairer le texte.  Elles ont en effet d’autres fonctions, notamment cognitives, comme par exemple celles d’améliorer la mémorisation et les recherches à l’intérieur des codex à une époque où le foliotage, les tables des matières ou encore les index dans les manuscrits n’avaient pas cours.

Par ses travaux, Stavros Lazaris contribue à renverser les préjugés qui pèsent sur le Moyen Age encore considéré par beaucoup comme une période obscurantiste.

> Voir la vidéo Stavros Lazaris & l’illustration médiévale dans la transmission du savoir scientifique

Melody Parize 

Melody Parize 
Melody Parize © Pierre Kitmacher/Sorbonne Université

Passionnée par les arts et la culture, Melody Parize a suivi un cursus en histoire de l’art à Sorbonne Université puis un master en coopération artistique internationale à l’université Paris 8. Après avoir réalisé un service civique durant lequel elle monte des projets culturels, elle choisit d’intégrer le pôle Pépite Paris Centre dédié à l’entreprenariat étudiant pour développer, avec d’autres jeunes entrepreneurs, un projet d’application : Créapolis créée par Digital street art.  
Cette application collaborative et gratuite permet à tous de géolocaliser les œuvres de street art (graffiti, pochoir, mosaïque, installations, stickers...) n’importe où dans le monde. 

L’objectif est de valoriser la créativité et la diversité des œuvres urbaines et de participer à la patrimonialisation de cet art éphémère. 
Grâce à cette application, les utilisateurs sont invités à liker, signaler, partager les œuvres qu’ils découvrent au gré de leurs promenades et se créer des parcours « street art » à partir d’une carte interactive alimentée par les descriptifs des œuvres. 

A travers Créapolis, les artistes peuvent mettre en avant leur travail, les galeristes déceler de nouveaux talents, les villes promouvoir leur territoire et les amateurs de street art participer à la construction d’un mouvement artistique en train de se créer. 
 

La conférence d’ouverture d'« Il était une fois... demain ! » aura lieu le 31 mai à 18h et le thème sera :
CŒLACANTHE & STREET-ART : VOYAGE AU CŒUR DU PATRIMOINE