« Etre accompagné pendant cinq ans par un ingénieur de Safran et bénéficier d’une bourse d’études jusqu’au master », ce jeune étudiant aux passions éclectiques ne pouvait rêver mieux.

Allaedin
Alaeddine Fennira © Sorbonne Universite - Pierre Kitmacher

Après l’obtention de son bac en Tunisie, Alaeddine Fennira cherchait une « université ouverte sur le monde, qui lui offre des perspectives professionnelles solides et des cursus de formation pluridisciplinaires ». Difficile, en effet, pour ce lycéen brillant de choisir parmi tous les possibles et de se focaliser sur une seule discipline. Il intègre donc le portail MIPI (mathématiques, informatique, physique ingénierie) de Sorbonne Université avant de rejoindre le cursus master ingénierie en électronique. L’exigence de ce parcours ne lui fait pas peur. Au contraire, travailleur et déterminé, Alaeddine aime relever les défis. Ce féru de littérature a reçu l’an dernier le premier prix du concours littéraire national pour les lycéens à l’ambassade de France en Tunisie. Les années précédentes, il avait remporté la 3e place. 

Son père lui a transmis le goût pour l’astrophysique. Passionné par l’espace, il aimerait faire un doctorat pour travailler dans des missions spatiales et développer de nouveaux satellites. Alors quand il a appris, lors de la journée portes ouvertes de Sorbonne Université, l’existence des bourses Passeports pour les masters et la possibilité d’avoir un tuteur chez Safran, ce grand groupe aéronautique, il n’a pas hésité.

« Pouvoir être au contact d’un ingénieur, dans un grand groupe à la pointe des équipements pour les missions spatiales, c’était une opportunité à ne pas manquer », précise Alaeddine.  

Comme lui, son tuteur est passé par les bancs de Sorbonne Université (à l’époque UPMC). Aujourd’hui ingénieur, il y a suivi un master électronique-informatique.

« Le fait qu’il ait été à ma place d’étudiant est un moyen de mieux me projeter, souligne Alaeddine. Il incarne la preuve vivante d’une réussite à Sorbonne Université. »

Alaeddine sait aussi que pendant cinq ans il va pouvoir compter sur son tuteur pour s’orienter dans son parcours universitaire, ses choix de stages et de carrière.

« Mon tuteur va m’aider à acquérir les codes de l’entreprise pour bien commencer dans le monde du travail et m’ouvrir les portes de ma future carrière », se réjouit Alaeddine.

Loin de sa famille, cette bourse de la Fondation Sorbonne Université, financée grâce au soutien de Safran, est aussi pour lui l’assurance de bénéficier de conditions optimales pour réussir ses études. « Quand j’ai appris que j’étais lauréat de ce dispositif, ce fut pour moi un grand soulagement, indique le jeune homme. Cela me permet aujourd’hui d’avoir une indépendance financière, un logement à Paris et de me focaliser sur mes études sans être perturbé par les aléas matériels ». C’est aussi la garantie pour lui de poursuivre ses passions.

« Sans bourse, je n’aurai pas eu le temps de continuer à écrire autant. La bourse est une opportunité pour ne pas renoncer à ce qui nous anime », conclut-il.

Alaeddine compte bien mettre le temps qui lui reste après les cours au profit d’associations de l’université. « Beaucoup d’associations m’intéressent. J’ai notamment envie de continuer à m’investir dans l’humanitaire comme je le faisais en Tunisie. Je voudrais également intégrer le CROUS pour participer à l’amélioration de la situation des étudiants », nous confie-t-il.

Amoureux des langues, il parle déjà l’anglais, l’allemand, l’arabe littéraire, le français, l’italien et commence à apprendre le chinois. « Pouvoir partir en mobilité à l’étranger, apprendre de nouvelles langues, dans un environnement multiculturel, c’est aussi ce qui m’a convaincu de choisir Sorbonne Université », assure cet étudiant prometteur.

Mis à jour le 21 MARS 2019